Paris : -13 % de ventes d’appartements au 1er trimestre 2026, le marché cale


Le marché immobilier parisien espérait profiter du printemps 2026 pour repartir. Il a fait l’inverse.
Les ventes reculent, les délais s’allongent, les acheteurs comparent davantage et négocient plus. Les prix, eux, résistent encore, mais cet équilibre devient fragile.
Pour autant, il est tout à fait possible de tirer son épingle du jeu. Dans un marché plus difficile, une stratégie bien pensée dès le départ peut faire toute la différence entre un bien qui s’enlise et un bien qui se vend dans de bonnes conditions.
Les ventes reculent à Paris
Au premier trimestre 2026, les ventes d’appartements à Paris ont diminué de 13 %.
Entre février et avril, les Notaires du Grand Paris constatent encore un recul de 5 % des transactions.
Pendant ce temps, le prix moyen des appartements parisiens reste autour de 9 530 €/m².
Autrement dit, pour l’instant, ce sont davantage les volumes qui décrochent que les prix.
Le problème n’est plus seulement celui des taux
En 2022, la hausse brutale des taux avait surtout empêché de nombreux acquéreurs de financer leur projet.
En 2026, la situation est différente.
Le taux moyen des crédits immobiliers est passé de 3,22 % entre février et avril à 3,26 % en juin. Pas de nouveau choc spectaculaire.
Pourtant, la production de crédit ralentit fortement.
Le problème est donc aussi devenu psychologique : les acquéreurs hésitent davantage à s’engager.
Incertitudes économiques et géopolitiques, inquiétudes sur le pouvoir d’achat ou l’emploi, envie de conserver davantage d’épargne : certains projets sont différés, voire abandonnés.
Les acheteurs reprennent la main
Le rapport de force a changé.
L’offre de biens est plus importante, les délais de vente s’allongent et les acquéreurs prennent davantage leur temps.
Ils visitent plus, comparent davantage et négocient plus fortement.
Un appartement avec des travaux, un défaut important ou simplement un prix légèrement supérieur au marché peut désormais rester plusieurs mois en vente.
Surtout, un bien n’est plus uniquement comparé aux ventes réalisées quelques mois auparavant.
Il est mis en concurrence avec tous les appartements disponibles aujourd’hui.
Des prix encore solides… mais pour combien de temps ?
C’est le paradoxe du marché parisien de cette rentrée :
les ventes baissent, mais les prix résistent.
Cet écart peut difficilement durer éternellement.
Si le crédit ralentit, que le nombre de ventes baisse et que les délais s’allongent, cela signifie qu’une partie des prix affichés ne correspond plus au niveau auquel les acheteurs sont réellement prêts, ou capables, d’acheter.
La bonne nouvelle : une bonne stratégie peut changer complètement la donne
Un marché difficile n’est pas un marché dans lequel rien ne se vend.
C’est un marché dans lequel les erreurs coûtent plus cher.
Positionnement du prix, qualité de présentation, analyse de la concurrence, lancement de la commercialisation : chacun de ces éléments devient déterminant.
Les biens bien positionnés continuent à attirer des acquéreurs et à se vendre.
Dans le marché actuel, ce n’est plus seulement la qualité du bien qui fait la différence. C’est la qualité de la stratégie mise autour de lui.
Sources :
Notaires du Grand Paris — données de conjoncture immobilière en Île-de-France, volumes de ventes et prix des appartements à Paris.
Observatoire Crédit Logement / CSA — données 2026 sur les taux immobiliers, la production de crédits et le nombre de prêts accordés.